Les routes me parlent

Rouler sur les routes est probablement mon plus grand passe-temps depuis que je suis tout petit. C’est aussi l’endroit où je me sens le mieux : j’y observe des paysages, des anomalies et des problématiques.
Mon cerveau est toujours à la recherche de quelque chose, il se doit d’être continuellement occupé. Et être sur la route me détend et en même temps, ça occupe ce cerveau qui en demande toujours plus.
Ayant un bon bagage en maintien de circulation, en roulant, mon cerveau recense différentes choses. J’inspecte les chantiers, les systèmes d’éclairage, le marquage au sol, la signalisation latérale, les structures… ça m’amuse, ça me détend et surtout, ça me fait sentir dans mon élément.
Au fil du temps, j’ai constaté plusieurs lacunes et je m’interroge à savoir comment tout ça a pu se rendre là. Que ce soit du marquage au sol complètement effacé en plein mois d’août, des joints de dilatation qui tapent plus qu’une bordure de trottoir, des nids-de-poule à l’année, de la signalisation latérale non conforme et en place depuis des décennies.
Ma première question est donc toute simple : « Pourquoi ?!? »
La 2e serait : « A-t-on une planification des opérations au Québec ? »
Je n’ai aucune allégeance politique, donc je ne cherche pas un coupable. Les réponses du genre « c’est le précédent gouvernement qui n’a pas investi… qui n’a pas su faire l’entretien…blablabla… ». Bref, les excuses bidons ne m’intéressent pas.
Ce qui m’intéresse vraiment en tant que « citoyen » c’est :
« Que peut-on faire concrètement pour que ça change pour le mieux ? »
Nos routes sont en piteux état si je compare avec d’autres provinces canadiennes (les provinces maritimes et l’Ontario). Je ne crois pas que cela soit en lien avec nos appels d’offres et l’octroi de contrats. Notre signalisation latérale est souvent cachée par des arbres ou sinon la pellicule n’offre même plus de rétroréflexion. Notre marquage routier est rendu partiellement effacé à complètement effacé sur une vaste partie du réseau.

Nous avons plusieurs surveillants routiers (disons que j’en vois plus au Québec qu’en Ontario, Nouveau-Brunswick ou même qu’en Nouvelle-Écosse). Mais je m’interroge quand même en tant que « contribuable ». Est-ce que le ministère est au courant de toutes ces déficiences sur le réseau ? Par exemple, sait-il qu’une partie du pavage est complètement manquante à la fin de la structure P-09755W dans la voie de gauche juste avant le joint de dilatation ?

Même si j’envoie un courriel ou que je remplis leur formulaire de plainte, je sais que je vais recevoir une réponse statique du genre « Nous sommes au courant de la situation »…
Je crois que le ministère devrait avoir un peu plus de transparence en lien avec ses activités, ses suivis, ses futures opérations diverses. Ça pourrait peut-être redonner un peu « confiance » envers le ministère auprès des citoyens qui ne comprennent pas tous qu’on a un réseau routier très vaste (et sûrement très difficile d’en assurer un suivi adéquat).
J’ai donc créé un outil pour produire ce type de rapport, car mon cerveau a continuellement besoin d’un projet et il s’agit d’un domaine que je connais bien et dans lequel je me sens bien.
Mon fantasme professionnel serait clairement d’avoir un contrat de travail avec le ministère afin de faire un audit du réseau routier québécois et d’utiliser mon logiciel pour transmettre le tout.
Mission impossible = challenge possible!